Des lumières de l’enfance à l’éternel retour
Nous n’avons plus l’habitude de penser ou de faire les choses que nous entreprenons en tenant compte de la présence des enfants.
Du coup nous sommes pris à un double piège, celui de nous prendre pour des adultes, et celui d’y prétendre, soit, nous éloigner de l’enfance. De se prendre pour un adulte a le désavantage de prendre au sérieux toutes nos entreprises, sans nuance ni respiration. De nous éloigner de l’enfance c’est perdre ce qui dans notre activité contient le germe de notre espèce humaine. Il y a dans l’enfance une clarté avec laquelle nous devons travailler. Aujourd’hui ce sont eux qui tiennent nos lumières. Je ne nie pas que nous ayons grandi, mais alors que cette grandeur soit plus vaste que l’enfance ! Ou bien devrons-nous nous résigner à éteindre avec l’âge, les feux qui ont brûlé croyant voir dans l’âge adulte une lumière qui n’y était pas ?
Très souvent j’entends parler de ce qui a été perdu, de ce vers quoi il s’agirait de revenir, de ce sur quoi il faudrait faire retour.
Auteurs, citoyens reporters, artistes, militants, journalistes indépendants et universitaires.