De la culture

25 juin 2012 21 h 48 min 0 comments Views: 65

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Lorsqu’on s’avise de parler d’une oeuvre en particulier, il reste toujours un soupçon d’incertitude. Chacun sait combien peut être faillible la connaissance qu’il est possible d’en avoir. On peut certes s’appuyer sur quelques éléments dont nous avons en nous-mêmes clairement identifié la puissance et de ce fait en proclamer l’usage et l’évidence. A cela, il suffira seulement qu’un autre vienne et objecte tout autant et selon le même procédé d’affirmation et d’appropriation, la question sera de nouveau recouverte d’indéterminations pour un hypothétique auditeur.

En cela les actes de culture détiennent une trop grande approximation, mais c’en est à la fois le propre et l’avantage. Les cultures se déplacent au gré de ce que nous en faisons. Elles ne peuvent ni ne doivent se circonscrire mais rester au niveau des usages. C’est à la fois pénible et réjouissant : la culture nous met en confrontation tout en même temps de ce que nous sommes et de ce que nous ne sommes pas. Cela étant dit, je crois possible de passer au-delà de ce cercle d’influence. Et ce non dans l’ignorance du phénomène culturel, mais plutôt dans sa ‘résonance’.

Il y a dans toutes manifestations de connaissance humaine un ‘propre’ à soi qui se détermine non pas seulement par le passage de ce que je suis comme être subjectif, biographique, ou ‘être-au-monde’, mais en tant que ‘je’ dispose d’une intelligence perceptive (sensitive) propre à faire apparaître de l’intelligible. Cet intelligible doit pouvoir prétendre à sa reconnaissance non plus seulement de nous-mêmes mais comme élément de commencement du dessin de l’ensemble.

Autrement dit, il n’y a pas d’ensemble qui précède l’usage élémentaire de l’existence mais plutôt un devenir commun contenu dans chaque élément qu’il nous est donné de concevoir.

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